Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

J’ai acheté et lu récemment trois livres numériques sur l’auto-édition : Le Guide de l’auto-édition numérique en France par Stéphane Ternoise aux Éditions Jean-Luc PETIT, The Writer’s Guide to Self-Publishing de Jiminy Panoz aux Éditions Walrus et Auto-édition, tremplin ou impasse ? de Paul Leroy-Beaulieu aux Éditions Numeriklivres. Les trois livres sont de qualité bonne à excellente, que l’on parle du fichier ePub ou du contenu littéraire. J’ai néanmoins apprécié différemment ces trois ouvrages et je vous livre ici mon sentiment sur ces lectures. Attention, il ne s’agit pas d’une critique en bonne et due forme : c’est un exercice qui m’est impossible de réaliser. Je ne pense pas que l’on puisse être auteur et être objectif sur l’oeuvre d’un autre. On ne peut pas avoir vécu l’écriture d’un livre et démolir celui d’un autre : même l’auteur le plus minable mérite le respect (personnellement, je ferais bien une exception pour Christine Angot, mais bon). Quand je lis des critiques acerbes sur le Da Vinci Code ou Harry Potter, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a une bonne dose de jalousie d’un auteur frustré derrière.

J’ai commencé mes lectures par Le Guide de l’auto-édition numérique en France par Stéphane Ternoise aux Éditions Jean-Luc PETIT, disponible sur Immatériel au prix de 1.49 €. Celui-ci m’a un peu frustré, mais c’est sans doute ma faute. Étant sous-titré Publié et vendre des ebooks en autopublication, j’en attendais beaucoup (trop sans doute) sur le plan technique et informatif. D’autre part, l’état de mes connaissances et l’avancement de ma réflexion ont fait que je n’ai pas beaucoup appris à la lecture de ce livre. L’auteur dresse un panorama remarquable de l’état du marché en France et des solutions d’autopublication disponibles en France, mais manque de détails et de conseils techniques. La partie concernant l’ISBN m’a notamment déçu même si, à la décharge de l’auteur, les informations concernant ce sujet sont particulièrement difficiles à obtenir et souvent contradictoires. Je conseillerais ce livre à ceux qui ne savent rien sur l’auto-édition, en guise d’introduction au sujet. J’aurais envie de conseiller à Stéphane Ternoise d’enlever son introduction autoglorificatrice qui n’apporte rien à l’ouvrage, si ce n’est de pousser le lecteur à s’interroger sur sa légitimité à écrire un tel livre, ce qui est, je pense, contre-productif.

J’ai continué sur ma lancée par The Writer’s Guide to Self-Publishing de Jiminy Panoz aux Éditions Walrus, disponible également sur Immatériel au prix de 1.99€. Comme son titre le laisse entendre, ce livre est dans la langue de Shakespeare. Néanmoins il est très aisément compréhensible pour qui a l’habitude de lire un peu d’anglais, sur internet par exemple. Je n’avais jusque-là jamais lu de livre en anglais, mais celui-ci est passé comme une lettre à la poste. Contrairement à l’ouvrage de Stéphane Ternoise, celui-ci s’adresse à un public international et s’intéresse plus particulièrement aux deux mastodontes du domaine : l’iBook Store et le Kindle Store. J’ai apprécié les détails techniques relativement précis et les nombreux petits conseils pratiques (TIPS). Je conseillerais notamment aux auteurs de tout poil de porter une grande attention aux suggestions concernant la couverture d’un ebook.

J’ai terminé par Auto-édition, tremplin ou impasse ? de Paul Leroy-Beaulieu aux Éditions Numeriklivres, disponible sur la plateforme de l’éditeur, au prix de 3.99€. Je ne vous cacherai pas que c’est celui qui m’a le plus emballé. Il s’agit là d’une vraie réflexion sur le rôle et l’importance de l’éditeur, sur l’objet livre et sur la place et le rôle de l’auteur. À noter qu’il n’est pas seulement question d’auto-édition numérique dans ce livre, mais de la rencontre des deux, et du futur de chacun. L’une des idées de l’auteur, c’est que le livre a de moins en moins de sens avec le numérique, ce qui est synonyme d’un retour au texte. Pour vous mettre l’eau à la bouche, je citerais notamment : « L’auto-édition, dans ce qu’elle a de plus aboutie à l’heure du numérique, c’est-à-dire une réinvention, une réappropriation et une réinterprétation de la construction du texte par l’auteur, se doit de ne pas sombrer dans le nombrilisme du sacro-saint chiffre d’affaires ». J’ai tout de même un point de désaccord avec Paul Leroy-Beaulieu, en ce qui concerne la définition du mot « auteur ». Pour lui, on n’est pas automatiquement auteur dès que l’on écrit quelque chose. Il s’appuie sur l’origine latine du mot, qui viendrait d’augeo, i.e augmenter. Est donc auteur celui qui augmente, qui enrichit d’un point de vue qualitatif la littérature. Pour moi, l’auteur est bien celui qui augmente, mais qui augmente la quantité de savoir à disposition du lecteur. Tout le monde peut décider d’être auteur, mais l’écrivain est celui qui a rencontré son lectorat.

Au final, ils sont complémentaires et je conseillerais volontiers d’acheter les trois, d’autant plus que la facture finale ne sera pas très salée : 7.47€, soit le prix d’un livre… de poche. Bien sûr, en fonction de vos connaissances sur le sujet, de votre maitrise de l’anglais et du type d’ouvrage que vous recherchez (guide ou essai), vous pourrez effectuer votre propre sélection.

À cette heure, 18 Réponses à ce billet.

  1. Sediter dit :

    Pour avoir lu les deux derniers livres que vous présentez (je n’ai aucune envie de lire le premier) je partage assez votre avis ! Le guide de Jiminy Panoz, qui sortira d’ailleurs d’ici peu en version/adaptation Française (pour ceux qui ne maitrisent pas la fameuse langue de Shakespeare !), est nettement plus « technique » et pratique, il s’attarde à donner des conseils, et il est vrai que la dernière partie (les « tips ») apporte une réelle valeur ajoutée.

    Auto-édition : tremplin ou impasse, fait davantage office d’essai sur l’auto-édition, et non de guide pratique. Il s’agit avant tout de réfléchir sur l’auto-édition et sa portée, et il est vrai que Paul-Leroy Beaulieu excelle sur ce sujet ! La lecture de cet ouvrage m’a éclairé sur plusieurs points. L’étude de la place, et de la notion, d’auteur y est très intéressante. Quand vous dites « Tout le monde peut décider d’être auteur, mais l’écrivain est celui qui a rencontré son lectorat. » ne reprenez-vous pas strictement cette pensée en inversant les mots « auteur » et « écrivain » ?

    Selon de « bêtes » définitions :
    Ecrivain : Personne qui écrit des ouvrages
    Auteur : Ecrivain, créateur d’un ouvrage.

    Je pense que les deux mots sont synonymes, mais qu’il est en effet utile de penser au véritable statut d’auteur (j’entends par là auteur populaire et qui a trouvé son lectorat), ce que fait Paul Leroy-Beaulieu avec son concept d’auteur tel qui le présente, et ce que vous faites dans votre article à travers votre concept d’écrivain !

    Merci pour cet article éclairant, je partage vos avis de lectures, et ne saurait que recommander les achats de « The Writer’s Guide to Self-Publishing » et de « Auto-édition, tremplin ou impasse ? »

    Au sujet du dernier livre que vous présentez, je me contenterai simplement de vous citer et d’étendre votre recommandation à toute l’oeuvre de l’ « auteur » en question : « J’aurais envie de conseiller à Stéphane Ternoise d’enlever son introduction auto-glorificatrice qui n’apporte rien à l’ouvrage, si ce n’est de pousser le lecteur à s’interroger sur sa légitimité à écrire un tel livre, ce qui est, je pense, contre-productif. »

    Cordialement !

    • jbb dit :

      Merci pour ce sympathique commentaire ! Vous avez tout à fait raison : je ne fais qu’inverser les mots auteur et écrivain ! C’est plus un désaccord de vocabulaire que conceptuel. Ce qui me gène dans la « taxinomie » de Paul Leroy-Beaulieu, c’est qu’il ne propose aucun mot pour désigner celui qui écrit mais qui n’a encore reçu aucune considération de la part d’un lectorat (ce qui ne veut pas dire que ce qu’il écrit soit sans intérêt). Comme le laisse deviner le sous-titre de mon site, je suis toujours resté fidèle à l’idée qu’un écrivain est un auteur reconnu.

      Concernant Stéphane Ternoise, j’avouerai que je ne me suis pas intéressé au reste de son oeuvre. J’ai essayé de faire abstraction de ce qui me gênait – un manque évident d’humilité notamment – pour essayer de juger le fond.

  2. L’auto-édition n’existe pas: seule l’auto-publication est possible. Personnellement, j’encourage l’auto-publication par le biais de blogues et de mises en ligne de textes comme sur notre magzine http://www.ecouterlirepenser.com. Mais l’édition est un processus collectif. Ellel nécessite une équipe de relecteurs et de réviseurs. Si cela vous intéresse, je vous encourage plutôt à présenter vos textes dans un éditeur numérique comme Numériklivres ou nous-mêmes: ÉLP éditeur (www.elpediteur.com).

    • jbb dit :

      Merci tout d’abord pour votre commentaire.

      Ensuite, ce n’est pas parce que je fais une revue de livres sur l’auto-édition (c’est le terme utilisé sur les deux ouvrages en français) que je pense opter systématiquement pour l’auto-édition dans le futur. Je partage assez votre avis sur le fait que l’édition est (voire : doit être) un processus collectif. Pour tout vous dire, pour mon prochain manuscrit, je pense le soumettre à une liste assez restreinte d’éditeurs papier ayant une vraie politique numérique et à des éditeurs 100% numériques. Si il n’est pas accepté par ces éditeurs mais que mon entourage m’encourage à le diffuser, alors j’opterai éventuellement pour de l’auto-édition. Je préfère m’auto-éditer que d’être édité par quelqu’un qui vend des eBooks 20€ ou peut-être pire, n’en vend pas du tout.

    • Sediter dit :

      Au sujet de l’auto-édition, je pense que c’est un jeu sur les mots d’en parler comme de l’auto-publication, même si je comprends cette notion. Les guides cités présentent évidemment l’auto-édition comme un processus qui ne se fait pas seul. Un auto-édité « professionnel » se fera évidemment relire et corriger par d’autres personnes car nul n’est capable de juger lui-même de son œuvre. Ce regard extérieur est ce qui distinguera d’ailleurs un bon d’un mauvais auto-édité, voire d’un mauvais auteur tout court !

      JBB, merci pour votre réponse, je repasserai régulièrement sur votre blog, puisque ses thématiques m’intéressent directement ! Bonne continuation !

  3. Quand une personne juge un livre LU en y apportant des critiques, c’est toujours intéressant. Et j’ai lu avec intérêt vos remarques.
    Mais quand un intervenant (Sediter, qui n’a visiblement lu aucun de mes livres) balance sans préciser d’où provient son sentiment (peut-être est-ce http://www.auto-edition.com qui le dérange ? Ou mon statut d’auteur-éditeur indépendant pouvant se passer d’éditeur classique ?), c’est au mieux risible (dans l’utilisation qu’en fait Milan Kundera).
    Au sujet de l’ISBN (mes livres numériques ont naturellement un numéro d’ISBN et l’AFNIL m’a attribué 500 nouveaux numéros depuis la parution de cet essai) j’ai naturellement présenté les points essentiels connus, en précisant que mon statut diffère « légérement » de la majorité des auteurs qui demanderont à l’AFNIL un identifiant éditeur, étant auteur-éditeur depuis 1991, et professionnel depuis 2004…
    Précision : cet essai est vendu à très bas prix, car je considère les INFORMATIONS ESSENTIELLES… avant le boom du numérique en France…
    Stéphane Ternoise
    http://www.ecrivain.pro

    • jbb dit :

      Merci de ton intervention. Si tu apportais dans le futur des éléments de réponse concernant le cas des auteurs non professionnels, je pense que tout le monde t’en sera reconnaissant.

    • Gérard dit :

      le site auto-edition.com est un site tellement indigeste, tellement fouilli, tellement amateur qui ne risque pas de déranger qui que ce soit. Remarque, il est à l’image de la couverture de vos ebooks en régle générale.

    • Sediter dit :

      Monsieur Ternoise, je reconnais ne pas avoir lu vos œuvres, et il est vrai qu’il est stupide de critiquer sans avoir lu. Je vais donc expliciter ma critique afin que vous compreniez mieux son origine.

      Pour commencer, je ne critique en rien vos qualités d’écriture, pour la simple raison que je ne vous ai jamais lu. Vous êtes auteur de nombreux ouvrages, si bien qu’on peut supposer que votre plume est bonne, là n’est pas le problème. Au sujet de votre publication sur l’auto-édition, JBB, l’auteur de cet article dit qu’elle est de qualité, et je le crois sur parole.

      Ma critique n’a rien à voir non plus avec votre statut d’auto-éditeur. Je suis le premier à soutenir la démarche de l’auto-édition (autrement pourquoi aurais-je pris la peine de commenter cet article, et pourquoi aurais-je lu les deux autres œuvres présentées ?) et c’est justement car je la soutiens que je ne vous soutiens pas !

      Ce que je n’apprécie pas chez vous, venons en au fait, c’est vos moyens de promotions, notamment sur Twitter où vous ne cessez de spammer purement et simplement. Ce que je n’apprécie pas chez vous, ce sont vos multiples sites promotionnels (dont http://www.auto-edition.com) qui, ce n’est peut-être que mon avis, n’ont d’autre utilité que de vendre vos produits (aucun article construit, aucune réelle utilité pour les auteurs qui aimeraient s’auto-éditer – votre guide payant, à petit prix certes, mis à part… Pour un article appelé auto-édition.com c’est un comble !). Là où vous êtes intelligent, c’est que vous avez choisi et réservé des noms de domaines clefs tels que « auto-édition », « éditeur-pro » et j’en passe, pour attirer les foules.

      Pour conclure, je n’aime tout simplement pas votre manière de vous vendre, ce qui peut expliquer à la fois que
      1- Je n’ai aucune envie d’acheter vos œuvres
      2- J’ai encore moins envie d’acheter un guide où vous expliqueriez comment vendre ses livres !

      Taxez-moi d’anti « auto-édition » si vous le voulez, mais je vous assure que j’adore discuter avec nombre d’auteurs, et que je m’estime très facile d’approche. Si vous m’aviez approché autrement sur Twitter qu’en me spammant, il aurait été très possible à l’heure actuelle que je loue la qualité de vos œuvres sur cet article plutôt que de vous critiquer.

      A vous de décider si le problème vient de moi, ou s’il est possible que d’autres personnes pensent la même chose de vous. Si la solution 2 vous paraît probable, il n’est pas trop tard pour changer d’approche.

      A bon entendeur…

      PS : Mon commentaire n’a en aucun cas vocation à vous descendre ni à vous casser, et j’espère sincèrement que vous ne le prendrez pas comme une injure. Comme vous le dites si bien, je n’ai jamais publié quoi que ce soit et n’ai donc pas mon mot à dire, je me permets de m’exprimer en tant que lecteur/consommateur, et donc potentiel client pour vous.

      @JBB, désolé de « polluer » ainsi votre blog, là n’était pas ma vocation ! 🙂

      • jbb dit :

        @Sediter : ne vous excusez pas, les commentaires sont fait pour cela. Je vous remercie d’ailleurs d’avoir précisé votre commentaire précédent. Si je le voulais, je pourrais modérer certains commentaires, mais j’ai tout approuvé jusqu’à maintenant pour deux raisons :
        – tout le monde est resté courtois bien que le ton soit monté ;
        – il n’y a rien de diffament envers qui que ce soit à mon avis.

        Comme vous l’avez si bien dit, le livre de Stéphane Ternoise, hormis les dérives que j’ai déjà dénoncé et la remarque justifiée de Gérard, est d’une qualité littéraire tout à fait honnête, et je pense que certains y trouveront un point de départ sur l’auto-édition intéressant. A vrai dire, si je l’avais jugé mauvais, je n’en aurais pas parlé.

        Encore une fois, je ne me suis intéressé qu’au livre et non à l’auteur. Même à posteriori, je n’ai fait aucune recherche sur Stéphane Ternoise. Mon avis se limitait donc au livre précité.

        • Gérard dit :

          Je pense que @sediter fait une très bonne analyse de la situation et je crois qu’effectivement le fond de M. Ternoise n’est pas mauvais mais c’est la forme qui ne l’est pas, mais absolument pas. Que M. Ternoise utilise le Web Social, c’est très bien. Cependant, il y a une règle d’or sur les réseaux sociaux, une règle d’or payante dans tous les sens du terme lorsqu’elle est bien utilisée: l’échange et le partage. @sediter doit se douter de savoir qui je suis mais je ne voulais pas faire de la promo sur ce blog. Or M. Ternoise, ça pour partager, il partage mais de façon agressive et sournoise. En revanche, la notion d’échange il ne connaît. M. Ternoise devrait apprendre à faire la part des choses, faire preuve d’un peu d’humilité. Son combat n’est pas un combat exceptionnel. Il y a du bon et du mauvais dans l’édition, il y a du bon et du mauvais de l’auto-édition et l’auto-publication. M. Ternoise ne doit cependant pas oublier une chose: convaincre les lecteurs et surtout éviter de s’approprier les formules des autres comme par exemple « éditeur propulseur ». Il est une évidence, qu’en tant que lecteur, il n’y a pas un seul centime d’euros qui sortira de ma poche pour télécharger son travail. Et Dieu sait, si je lis beaucoup en numérique. Je vais plutôt voir chez mes confrères comme Publie.net, Walrus ou encore Story Lab. Voilà, je vous promets de ne plus intervenir sur ce sujet mais que chaque fois que M. Ternoise tentera d’outrepasser des règles élémentaires de savoir-vivre même derrière un écran d’ordinateur (et surtout derrière un écran d’ordinateur) j’interviendrai.

  4. Bonjour à mon unique lecteur sur cette page, qui ne pensait sûrement pas déclencher un tel ouragan des gardiens du temple twitter (mes messages doivent quand même intéresser : bien qu’utilisateur récent, mes abonnés dépassent quand même ceux de @sediter) et éditeurs numériques sûrement inquiets de l’intérêt croissant des écrivains pour mon modèle économique…

    Bonjour aux intervenants qui ont transformé cette page d’information en procès de Ternoise !
    Les accusations ont certes un côté ridicule, de twitter à « éditeur propulseur. »
    J’ai préféré y répondre sur http://www.editeur.pro/editeur7.html

  5. Pan dit :

    « qui sortira d’ailleurs d’ici peu en version/adaptation Française  »

    J’en profite rapidement pour donner quelques informations complémentaires.

    – la traduction est devenue une grosse adaptation vu la particularité du marché français. Il contiendra donc des parties, astuces, tutoriels inédits + du contenu spécifique au marché français.
    – nous essayons, en parallèle, de sensibiliser plateformes de distribution/vente à cette problématique de l’auto-publication. Certaines auront des bonnes nouvelles à annoncer dans les prochains mois mais je ne peux en dire plus 😉
    – Nous essayons également de faire un gros boulot d’évangélisation plus général sur le livre numérique auprès du grand public (contacts avec magazines, événements, etc.), ce qui prend un temps fou.
    – Des témoignages d’intervenants d’horizons divers sont également ajoutés au guide dans une volonté de laisser la parole aux acteurs du numérique (lecteurs, observateurs, plateforme, éditeur, etc.) pour pouvoir se faire une idée plus précise et voir ce que chacun attendent, ce que chacun peut apporter, etc. La décision de s’auto-publier est très difficile à prendre vu le nombre de sacrifices que ce processus implique et les maigres « bénéfices » qui peuvent en découler. L’idée, c’est de présenter les choses avec honnêteté et sincérité parce que ,malheureusement, on entend surtout les belles histoires et pas les millions d’espoirs brisés.
    – La version française du guide sera incorporée à la version anglaise existante et ce, sans surcoût. Il suffira donc de le re-télécharger pour ceux qui l’ont déjà acheté.
    – Les modalités d’obtention ITIN seront expliquées plus en détail étant donné que peu d’informations précises sont disponibles sur le sujet.
    – Nous nous sommes fixés un impératif d’accessibilité, à savoir une solution d’auto-publication aisée (pour ne pas dire facile). Ce n’est pas encore le cas, nous attendons donc le moment propice pour le mettre à jour.
    – Il faut arrêter les débats stupides qui opposent auto-publié à éditeur numérique alors qu’ils ont des intérêts en commun. La preuve : qui est bien informé sait d’ores et déjà que les auto-publiés US à succès se regroupent et n’hésitent pas à fonder des Small Press dans une volonté d’entraide et de diffusion de contenu de qualité. Chez eux, pas d’opposition destructrice auteur auto-pub / éditeur (numérique ou papier), mais une opposition entre ceux qui croient au numérique et ceux qui trainent des pieds. Dans la première opposition, le lecteur a tout à y perdre. Dans la deuxième, il a tout à y gagner.

    J’arrête là. A perdre du temps en polémiques, personne ne fait avancer le sujet. Je me suis, je l’admets bien volontiers, largement pris la tête avec certaines personnes ces derniers temps mais là, ne comptez plus sur moi. Vu le marché, il faut juste agir et concentrer toute son énergie à faire ça et uniquement ça.

  6. jbb dit :

    A la demande de Stéphane Ternoise, j’ai supprimé un message de Sediter (et une réponse à celui-ci de Jiminy Panoz) qui d’après lui, était nuisible à sa personne. Dans un soucis d’équité, j’ai supprimé également un message de Stéphane Ternoise qui d’après moi, était nuisible à Sediter.

    Je n’aime pas la censure sur internet mais j’ai jugé que les choses avaient été suffisamment dite jusque là, et je me réserve le mot de la fin. Je n’aime pas la censure et j’aurai préféré, Stéphane Ternoise, que vous argumentiez contre vos détracteurs, plutôt que de demander la suppression de messages vous semblant offensant. Ce faisant, vous ne valez guère plus que la maison d’édition que vous décriez sur votre site et je trouve cela triste. La liberté de parole et de penser est valable pour tout le monde. Ils ne vous ont pas attaqué sur vos qualités littéraires mais sur des choses plus palpables et faciles à constater. Ceci explique peut-être cela.

    Vous vous auto-proclamez « chantre de l’auto-édition ». Merci de chantrer moins fort.

  7. Chris Simon dit :

    Je viens ici rappeler le courage et l’esprit pionnier des auteurs indépendants (de même que des éditeurs 100% numérique), qui font tout de A à Z et qui franchement ne sont une concurrence pour personne. Nous abordons une révolution, et qu’on soit un éditeur, un micro-éditeur ou un auteur-éditeur (self-publisher), il y a de la place pour tout le monde et l’on peut apprendre les uns des autres. Saluons plutôt l’audace et l’esprit d’aventure qui nous est commun. Je souhaite bonne chance à chacun dans son entreprise.
    Mon 1er e-book pour me présenter : http://itunes.apple.com/fr/book/id438885363?mt=11
    Ce que j’apprends à travers, La couleur de l’oeil de Dieu, pourrait se révéler utile à d’autres. Respectons notre esprit d’entreprise.

  8. À noter que le guide de Jiminy Panoz est disponible dans sa version française (fortement refondue pour coller avec les spécificités locales) depuis quelques jours. 😉
    http://www.walrus-books.com/2011/09/guide-auto-publication-fr/

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