Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

J’ai enfin compris ce qu’était le Crowdsourcing et pendant ce temps la presse publie enfin un article sur les liseuses qui ne soit pas bourré d’erreurs. Umberto Eco fait une mise au point sur son rapport au numérique, brève mais sans langue de bois. L’article de Luis de Miranda sur les prix littéraires est repris sur lemonde.fr (et deux fois valent mieux qu’une) et un blogueur romance son tag « bibliothèque ». Tout cela tient dans ma revue de presse web !

Si on prend les choses dans le sens inverse, on commence donc par cette victime du tag « Ma bibliothèque » qui a rédigé son article d’une manière très originale.

Ma thèque

À lire et à relire, Luis de Miranda qui dénonce le phénomène pervers des prix littéraires et s’interroge sur leur partialité.

Pour un moratoire sur les prix littéraires

Umberto, dans une courte vidéo, fait la lumière sur sa soi-disant réécriture du Nom de la rose et avoue sa satisfaction à l’idée d’être piraté.

Umberto Eco : « En tant qu’auteur, je suis content qu’on pirate mon livre »

C’est incroyable, mais Ouest France semble avoir déniché LE journaliste qui s’est un tant soit peu renseigné avant d’écrire son article sur les liseuses.

Nous avons testé les liseuses électroniques

Vous avez compris ce qu’était le crowdsourcing ? Moi non plus avant d’avoir lu cet article :

Le Crowdsourcing en littérature… c’est quoi ?

Et je me permets de vous signaler mon calendrier de l’avent, à explorer tous les jours : www.petit-papa-noel.fr

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À cette heure, 3 Réponses à ce billet.

  1. Elisabeth Destoop dit :

    JBB, merci de nous avoir fait connaître cet article sur les prix littéraires, article auquel on (« je ») adhère sans réserve. L’auteur dit la vérité, et la situation est en même temps plus compliqué. Les « grands éditeurs » eux-mêmes ne sont pas dupes de la qualité de ce qu’ils publient (certains d’entre eux ont du goût et même de la culture) mais ils sont pris dans un engrenage. Chaque ‘grande maison » a des dizaines d’employés, qui doivent chaque mois recevoir leur salaire. Un livre qui se vend à 2000/3000 exemplaires (et c’est déjà un exploit) couvre les frais de production, guère davantage. Il est donc nécessaire de produire des « best-sellers » pour avoir de l’argent et renflouer les caisses. Grâce à ces bouquins à succès (tous les livres qui ont du succès ne sont pas méprisables), ces mêmes éditeurs s’offrent le luxe de publier quelques livres difficiles, peu rentables, mais qui permettent de maintenir la vitrine « qualité » de leur maison d’édition.
    Dans ce contexte culturel de transformation des maisons d’édition en entreprises industrielles (qui, souvent, dépendent de grandes compagnies étrangères), le rôle des petites maisons d’édition (et demain, peut-être, de l’édition électronique) est essentiel. Ce sont elles qui, souvent, maintiennent en vie la littérature du temps présent, en misant sur tel ou tel livre, d’une façon risquée, sans aucune certitude que leur choix couvrira même les frais de production. Elles sont le fer de lance de la vie littéraire en France. Il est donc essentiel de les soutenir, ne serait-ce qu’en achetant les livres qu’elles publient.

    Merci également pour le texte d’Eco. Un jour prochain, peut-être, je raconterai à tes quelques lecteurs une soirée de beuverie, où nous étions 4, Umberto Eco, Quinn (le grand philosophe américain), l’auteur de ce message, et l’hôte qui nous réunissait tous dans sa maison du Massachussets. Cela se passait vers 1984-1985 (comme c’est loin, tout ça!), nous étions tous ivres (oui, oui), et nous avons joué ensemble à un jeu littéraire et philosophique… Chacun de nous devait donner la liste des 10 penseurs/philosophes les plus importants de l’histoire de l’humanité et justifier ses choix. Résutats étonnants…. J’en raconterai davantage un jour prochain, si les dieux le permettent.
    Cette histoire est véridique, ça va sans dire….

    • Au plaisir d’en lire davantage sur cette anecdote croustillante !

      D’expérience, je sais que l’alcool peut avoir des conséquences étonnantes sur le discours d’esprits par ailleurs relativement sains. Je me souviens notamment d’une soirée où celui que je surnommerais Sédilo de Tsopa et moi avions bu plus que notre soif ne l’exigeait. La programmation des chaînes françaises laissant à désirer — nous en revenons à l’un de vos précédents commentaires — nous dûmes nous contenter de Fort Boyard. Tout ce que je peux dire, c’est que des choses étonnantes ont été dites à l’encontre des présentateurs de cette émission, et certaines nous poursuivent encore aujourd’hui, pour notre plus grand plaisir.

      Par ailleurs, je partage votre avis sur les éditeurs français… Je suis bien conscient de ce que vous dites. Je me montre parfois injuste avec eux car j’ai l’impression que certains vont louper le coche du numérique, ou prendre le virage d’une manière moins profitable — pour eux et pour les lecteurs — qu’ils le pourraient. Je suis peut-être aussi un peu idéaliste.

      Enfin, loin de moi l’idée de regarder avec dédain les livres à succès. J’ai même beaucoup d’affection pour cette littérature que je qualifie de populaire, dans le sens noble du terme.

      • Elisabeth Destoop dit :

        Ah! Fort Boyard! C’était pas nain-porte-quoi, surtout quand on regardait l’écran en état d’ébriété! Quels merveilleux souvenirs, Jean-Basile!… La soirée avec Eco et Quinn n’était pas tout à fait aussi folle et sans doute fut-elle plus intello, comme il se devait, sans doute…

        Lisa

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