Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

[MAJ : J’ai depuis quitté Numériklivres, comme je m’en explique dans ce billet] Certains lecteurs numériques – tantôt indifférents, tantôt critiques – ne comprennent pas pourquoi les éditeurs numériques publient de la littérature classique…  Il y a pourtant tout un tas de bonnes raisons. Aujourd’hui, les éditions Numériklivres lancent la collection « Noir c’est noir classique », et je vous explique pourquoi.

À l’origine de l’envie de rééditer des textes classiques, il y a un désir de relation mutuellement profitable, entre le vénérable texte d’un auteur du domaine public, et les textes inédits des auteurs d’aujourd’hui.

Rééditer un classique, contrairement à ce que certains disent, ce n’est pas vouloir faire du profit sur une ressource gratuite. À 0.99 €, le bénéfice sert plutôt à l’éditeur à rentrer dans ses frais. Rééditer un classique, c’est à la fois rendre hommage à un texte fondateur et apprécié, et lui offrir en numérique la visibilité et la qualité de lecture qu’il mérite. Tous les lecteurs numériques ne sont pas des internautes aguerris, qui chercheront patiemment le chemin vers le texte qu’ils convoitent, caché dans les méandres d’un site spécialisé. Il y a des lecteurs qui préfèrent cent fois que ces textes soient disponibles là, tout de suite, au bout de leur liseuse, avec une mise en page de qualité, quand bien même il leur faut débourser quelques centimes d’euros.

Nous aurions tort de nous en cacher : rééditer un classique, c’est aussi une manière de développer notre catalogue avec du contenu de qualité. Et développer notre catalogue, c’est offrir davantage de visibilité à tous les auteurs Numériklivres : ceux pour lesquels nous prenons des risques ; ceux pour lesquels nous nous battons ; ceux que nous voulons voir réussir, atteindre leur lectorat.

Ne serions-nous pas idiots de refuser cette chance aux auteurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain ?

Voilà pourquoi Numériklivres publie depuis déjà longtemps des classiques, avec parcimonie, mais avec passion des textes et amour du numérique.

Voilà pourquoi Numériklivres inaugure la collection « Noir c’est noir classique » avec trois merveilleux titres :

Ces textes sont agrémentés d’une biographie et d’une bibliographie de l’auteur.

J’en profite pour rendre hommage à la petite équipe de Numériklivres, et notamment à Anita Berchenko et à Jean-François Gayrard.

À cette heure, Une Réponse à ce billet.

  1. […] également pour la collection “Noir, c’est noir“, toujours chez Numeriklivre ! Celle-ci s’enrichira désormais de grands classiques du genre… Enfin, je tiens à signaler la sortie de “Lawrence d’Arabie, À […]

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