Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

Cela fait plus de six mois que je lis des manuscrits pour la collection « Noir c’est noir ». Certains sont bons, d’autres moins. En tout état de cause, j’ai l’impression que cela me fait progresser en tant qu’auteur. Aussi, dans un bel élan altruiste – enfin, pas tant que ça – j’ai décidé de partager avec vous mes premières constatations quant aux défauts les plus courants rencontrés dans un manuscrit soumis à une maison d’édition.

Ils se divisent en deux familles :

Les défauts de forme

  • Les fautes d’orthographe : Sans surprise, ce sont les fautes d’orthographe qui tiennent le haut du pavé. Cela va de l’acceptable (quelques fautes par-ci par-là) à l’impression que l’auteur se moque de nous (pas un paragraphe, voire pas une phrase sans faute). C’est vraiment la première chose qui saute aux yeux, et il est dommage d’indisposer le lecteur d’entrée de jeu. D’autant qu’il n’est pas difficile d’atteindre un niveau acceptable, en demandant à quelqu’un de nous corriger, ou en investissant dans un logiciel de correction performant.
  • Le manque d’immersion : C’est le fameux – pas tant que ça apparemment – « ne racontez pas, montrez ! ». Cette maxime veut dire qu’il ne faut pas (par exemple) dire que votre personnage est alcoolique, mais le montrer en train d’enquiller les whiskys. L’information sera plus efficace si le lecteur s’en rend compte de lui-même plutôt que si vous lui dites au détour d’une phrase. Certains manuscrits ressemblent à d’interminables témoignages du narrateur… Si votre texte présente ce défaut, c’est que vous vous êtes trompé de point de vue. Méfiez-vous également de ne point trop abuser du style indirect.
  • La concordance des temps : Un problème auquel on ne pense pas toujours, mais que j’ai croisé à plusieurs reprises. Attention de ne pas passer constamment du présent au passé… Cela doit être parfaitement transparent pour que cela soit naturel. Même chez un auteur comme Marc Levy (dans Les Enfants de la liberté, qui a d’autres qualités néanmoins), j’ai été dérangé par le passage systématique au présent des scènes d’actions. Si le texte est au passé, le présent ne doit être utilisé que comme présent de vérité générale, à mon humble avis. Enfin, là, je chipote : cela peut parfois passer pour un choix de l’auteur. Ce dont vous devez vous méfier, c’est le changement inopportun, qui ne s’explique pas.

Les défauts de fond

  • Les clichés et les scènes qui manquent de crédibilité : C’est le défaut de fond qui saute le plus aux yeux du lecteur, mais il est souvent bien difficile à l’auteur de les déceler. D’où l’intérêt de soumettre son texte à un bêta-lecteur. Comme les fautes d’orthographe, un cliché de temps en temps, ça peut aller, et se corriger facilement – Orson Scott Card dit même qu’on peut les utiliser pour des personnages secondaires. Si tout le texte repose sur des clichés, cela devient quasi impossible.
  • Le manque de caractérisation : C’est quand un personnage manque d’épaisseur, de crédibilité, d’histoire. Donner la description d’un personnage ne suffit pas à le caractériser… Au contraire ! Un personnage peut être très bien caractérisé, sans qu’on sache pour autant à quoi il ressemble. C’est sans doute le défaut le plus difficile à corriger de toute cette liste, mais c’est l’aspect du texte qui fera bien souvent pencher la balance : un manuscrit qui n’est pas un monstre d’originalité pourra convaincre si ses personnages sont vraiment réussis, par exemple.
  • L’absence d’un fil conducteur : Parfois, un manuscrit ne présente aucun des défauts ci-dessus. Seulement, on ne sait pas où l’auteur veut en venir. On a l’impression que l’histoire ne commence ni ne finit où elle devrait : qu’il n’y a rien qui nous mène du début à la fin qu’une succession de scènes sans cohésion profonde. Il faut que le lecteur sache pourquoi il continue sa lecture, sinon, eh bien, il l’arrêtera. Je vous renverrais une fois de plus à Personnages et Point de vue de Orson Scott Card : l’auteur y traite des différents types de récit (Milieu, Idée, Personnage, Environnement), et de la manière de construire un récit en fonction de celui-ci. On pourra bien sûr s’en éloigner, à condition de bien avoir appris à les maitriser.

Voilà quelques constatations qui vous seront, j’espère, utiles pour l’écriture ou la réécriture de votre prochain manuscrit. J’ai bien conscience qu’il est souvent plus facile de dire que d’appliquer ces conseils. Mais ils ne sont jamais inutiles à rappeler, car l’écriture est un travail de longue haleine. Plus j’écris, et plus je m’en rends compte. N’hésitez pas à réagir et à poser vos questions en commentaire. Comme toujours, cet article n’est pas destiné à rester tel quel, mais à se compléter, à se corriger, à s’enrichir de vos réactions.

À cette heure, 18 Réponses à ce billet.

  1. Paumadou dit :

    Et ben voilà pourquoi j’arrive pas à avancer sur mon nouveau roman: j’ai pas de fil conducteur !
    Mais vu que le type est coincé là où il est pour un temps bien déterminé et qu’il a rien à y faire, trouver un fil pour faire avancer tout ça ne va pas être coton. :/

    Après, faudra que je trouve un point de vue… Purée, dire que j’ai l’histoire en tête et j’arrive à rien quand même ! x[

  2. Tipram dit :

    Très bien vu, JBB.
    C’est effectivement les défauts les plus courants, du moins dans les manuscrits qui me sont adressés.

    A votre énumération, j’ajouterais une méconnaissance surprenante de la syntaxe française. Je pense en particulier aux phrases composées d’une juxtaposition de 3 ou 4 propositions indépendantes seulement séparées par une virgule.
    Les règles de la ponctuation aussi semblent être enfouies dans les limbes de l’école primaire.

    Concernant le fond, pourriez-vous donner un conseil précis pour une caractérisation acceptable des personnages, comme vous l’aviez fait pour l’immersion.

    Je serais de plus curieuse de savoir comment réagissent les auteurs à vos demandes de remaniement ou de corrections ? Car je suppose que ce n’est pas vous qui les effectuez ?

    J’ai posté le lien de cet article ainsi que de celui contenant des conseils aux aspirants-auteurs sur le Forum dont je vous avais parlé.

    Tipram

    • jbb dit :

      Vous avez absolument raison concernant la ponctuation – et sur le reste ! Moi qui ait une affection toute particulière pour celle-ci, je suis souvent abasourdi par la pauvreté d’utilisation des différents signes à notre disposition.

      Concernant la caractérisation, il est difficile de donner un conseil précis, malheureusement. On touche là à une des plus grosses difficultés de l’écriture de fiction. Moi-même, en tant qu’auteur, j’ai du mal à être satisfait, ou en tout cas sûr de moi, quand j’essaie de caractériser un personnage. En fait, il faut qu’on ait l’impression que le personnage a, et a eue, une vie en dehors de l’histoire. Dans certains manuscrits, on ne sait rien du passé du personnage, si ce n’est qu’il a deux frères, une tante, et qu’il a fait du football. Je crois que la caractérisation est quelque chose qui se fait petit à petit au cours du roman, et non quelque chose qu’on fait une bonne fois pour toutes au début de l’histoire. Enfin, je dirais qu’on ne caractérise pas tous les personnages de la même manière (c’est à dire pas autant les uns que les autres) et que toutes les histoires ne nécessitent pas des personnages très caractérisés.

      Les auteurs réagissent généralement bien, voire très bien, à mes remarques. En fait, je n’ai eu qu’une réaction négative, où l’auteur n’a pas accepté de retravailler son manuscrit, et a préféré tenter sa chance chez un autre éditeur. Je prends soin à commencer par parler à l’auteur des qualités du texte, avant de m’attaquer aux défauts. Après, mes rapports de lectures comprennent souvent plus de défauts que de qualités, mais c’est normal : c’est sur les défauts qu’il y a du boulot, et si j’ai accepté le manuscrit, l’auteur doit comprendre qu’il n’est pas mauvais.

      • Tipram dit :

        Ca y est, j’ai saisi ce que vous entendiez par « caractérisation ». Merci JBB d’avoir pris la peine de me l’expliquer.

        Je vais dire à un autre membre du Comité de lecture qu’elle n’est pas la seule a avoir subi une réaction négative d’un auteur. La pauvre en était toute retournée, car ses commentaires étaient faits de façon très positive.

        TP

  3. Bon, j’avoue, je fais des fautes de temps en temps, pourtant j’ai toujours eu recours au correcteur de Word qui est loin d’être parfait. Maintenant je travaille avec Antidote, ça me permet de repérer les répétitions ainsi que d’autres détails. Au-delà de ces remarques, on ne peut que constater que le niveau de maîtrise du français, en moyenne, se dégrade inexorablement, même dans les classes dites « supérieures », et j’en parle en toute connaissance de cause. J’ai croisé des avocats qui avaient un niveau quasi médiocre.

    Certes, ça n’excuse en rien la qualité plus que moyenne de certains tapuscrits – ceux là même qui prétendent écrire devraient savoir un minimum se relire – mais par conséquent je comprends la position de JB à la réception de ceux-ci.
    Pour ce qui concerne la relation écrivain – directeur de collection et les demandes de remaniement : ayant un égo tout ce qu’il y a de plus normal, ça s’est super bien passé.

    • jbb dit :

      Jean-Louis, tes manuscrits font partie des plus « respectueux » – oserais-je dire – que j’ai reçu en ce qui concerne l’orthographe. J’espère que tu seras content d’Antidote, je m’en sens un peu responsable 🙂

      Je confirme également, qu’au niveau de l’égo, c’est un vrai plaisir de travailler avec toi. Après, je n’ai jamais eu à être très sévère, mais tu sais que j’ai beaucoup de respect et d’estime pour ton travail. A partir de là, si je te fais une remarque, tu sais que je le fais pour le bien du texte, et pas pour te dire que tu es nul. Enfin, il y a des fois où je suis ouvert au dialogue (quand je ne le suis pas, je le fais comprendre).

  4. Asia Morela dit :

    Ha ha ! Bon, ça doit dépendre du genre dans lequel on se spécialise ; moi, l’absence de fil conducteur, je n’ai pas encore vu… Mais c’est vrai qu’on trouve parfois des passages déplacés ou inexplicables, comme si l’auteur avait eu une idée soudaine pas menée à terme, ou bien un changement d’idée en cours de route.

    Pour l’orthographe, il faut renvoyer les manuscrits déficients aussi sec (en proposant évidemment aux auteurs de les renvoyer corrigés). Et concernant l’immersion, ça dépend. J’ai vu plusieurs cas où l’auteur montrait trop et ne racontait pas assez ! Parfois, une petite phrase suffit à nous mener du point A au point B ; pas besoin de nous faire vivre chaque minute, ni même chaque jour de la vie des personnages (surtout si elle ressemble à la nôtre).

    J’ai aussi reçu plus de manuscrits excentriques que de manuscrits à clichés… LOL Je m’inquièterais presque, parce que la romance mainstream doit quand même s’appuyer sur des codes, et les lectrices aiment leurs repères.

    En tout cas, ma surprise d’éditrice, c’est plutôt de constater à quel point chaque manuscrit est unique, que ce soit au niveau des qualités ou des défauts… Ce n’est jamais pour la même raison que je refuse ou que j’accepte un manuscrit (sauf si c’est de la même auteure). On me demandait l’autre jour quel était le « niveau » de ce que j’acceptais, mais il n’y a pas de « niveau » comme à l’école, il n’y a que des personnalités… 🙂

    • jbb dit :

      Attention, cet article n’a pas pour but de généraliser ! Je ne dis pas que tous les manuscrits que je reçois présentent ces défauts, et jamais – enfin presque – tous en même temps 🙂

      Sur la durée, on a tout et son contraire, mais il y a, chez moi en tout cas et dans le genre dont je m’occupe, un certain nombre de défauts qui reviennent régulièrement, et ce sont ceux cités dans cet article.

      Et tu as raison, la notion de niveau n’a pas raison d’être… Il y a des manuscrits qui nous touchent, d’autres non ; il y en a qui présentent des défauts qui peuvent être retravaillés, d’autres plus difficilement. On ne décide pas de ce qui va être édité en fonction d’une grille, mais je pense qu’il y a certains nombre de choses que l’auteur peut faire, d’erreurs qu’il peut éviter pour mettre à l’aise l’éditeur lors de sa lecture.

  5. Allan Berger dit :

    Ayant tout lu jusqu’aux commentaires, je me suis empressé d’aller signaler cet intéressant billet à qui de droit… en espérant qu’il fasse son petit effet. Car oui, se corriger n’est pas bien compliqué !

  6. Sediter dit :

    De très bons conseils dans l’article comme dans les commentaires ! Le plus fascinant est de se dire, comme le font Asia Et JBB, qu’il n’y a aucune recette miracle car chaque auteur se doit de garder un style propre. Pour la caractérisation des personnages par exemple, certains la réussiront grâce à de multiples détails, d’autres en ne disant presque rien. Au final, c’est surtout le résultat qui importe (à savoir le texte reste-t-il fluide et intéressant), et pas forcément la méthode.

  7. Il n’y a pas de niveau, c’est juste.
    Ecrire, ça n’est pas rendre un manuscrit qui doit rentrer dans des cases, c’est inventer un univers, livrer une part de son moi intime, sans pudeur. C’est donner une âme à ce que l’on crée. Et puis un jour, on tombe sur l’inexplicable (toujours pas une question de niveau) on tombe sur une histoire qui nous va droit au coeur. Ca n’empêche pas de rendre une copie propre, bien entendu, quelque chose de relu, corrigé et sans tâche de café sur la couverture.
    Vous n’avez pas un métier facile les amis, à devoir vous farcir parfois des « torche-culs’ et des égos démesurés !!!

  8. Pit dit :

    Hey,
    Les livres sur la création sont passionnants. Cela n’existe pas en France malheureusement. J’ai un projet dans ce sens. En attendant on peut lire : Zen in the art of writing, de Bradbury. Pas sur la technique, mais passionnants sur l’élan créatif.

    Deux problèmes courants : les répétitions. Et surtout l’absence d’enjeu. Je ne poursuis pas un livre souvent parce que je ne ressens rien, je ne vois pas d’implication de l’auteur. Cela me laisse froid. Pourquoi a t il écrit ce roman ?

    Juste un détail qui a son importance. Je suis sceptique à l’égard de ton commentaire :
    « Après, je n’ai jamais eu à être très sévère »
    Tu n’es pas un prof. Tu n’as pas besoin d’être sévère, ce n’est pas ce qu’on attend de toi. Je pense que le registre de la sévérité (ou de son contraire) n’a rien à faire dans le travail avec un écrivain.
    Sinon, supers remarques. Je suis friand de discussions sur la création.

    • jbb dit :

      Pit, tu chipotes 🙂 Par sévères, je n’entendais pas « Qui est enclin à donner une forte punition ou réprimande lors d’un manquement à la règle.» mais « Grave par son importance, par son ampleur. » Je voulais dire que je n’avais jamais demandé à Jean-Louis de grosses modifications (réécriture de tout un chapitre, voire de toute une partie).

      Mais c’est vrai que, d’après le dictionnaire d’Antidote, cette seconde utilisation du mot est critiqué…

      Merci pour « Zen in the art of writing ». Je ne le connaissais pas et je vais essayer de le trouver. J’aime aussi beaucoup tous les livres qui traitent de l’écriture (et de la création d’une manière générale). Tous ne se valent pas, mais je trouve qu’il y a toujours quelque chose à en retirer. Aucun ne permettra à un débutant d’écrire un chef d’oeuvre du premier coup, mais ils permettent parfois d’aider à diagnostiquer certains problèmes. Il faut dire aussi que je ne pense pas que l’écriture est un don qui tombe du ciel. Je crois qu’il y a beaucoup de choses qui s’apprennent. Peut-être est-ce une manière de me rassurer, mais je pense néanmoins qu’il y a beaucoup d’auteurs qui gagneraient à s’intéresser à la technique créative…

      Cela étant dit, comme tu le soulignes, ce n’est pas quelque chose qui se fait en France, c’est même plutôt mal vu. Parce que tu comprends, la création artistique, ça ne s’explique pas, c’est inné, et on ne peut pas le traduire avec des mots. Il y a un souffle divin qui vient de tout en haut, qui pénètre par l’anus et qui remonte jusqu’au cerveau, fait bouger les mains, etc. Si, si.

      C’est intéressant, ce que tu dis sur l’enjeu… J’ai du mal à envisager qu’on puisse écrire une histoire qui ne nous touche pas, où on ne met pas une partie de soi, mais c’est vrai que c’est parfois bien caché : on a l’impression que l’auteur s’est dit que l’histoire pourrait être sympa, et l’a écrite avec beaucoup de distance, et pour le coup, un peu trop de technique et pas assez de coeur.

  9. Pit dit :

    L’élitisme autour de la création en France est scandaleux, détestable et violent.
    J’aime les blogs sur l’écriture, les blogs d’autoédités et d’édités numériques, parce qu’ils participent à désacraliser non pas l’art, mais l’accès à l’art.
    Bon dieu, l’art c’est pour tout le monde. Le génie ne tombe pas du ciel, c’est du boulot et une sensibilité.
    Pas besoin d’avoir fait d’études, pas besoin d’être dans une grand ville et de connaître des gens. Mais de la passion et de la rigueur, un appétit et un désir qui dure. J’aime à penser que l’art le plus intéressant se fait en dehors de la norme, dans les recoins les moins chics, par les gens auxquels on ne s’attend pas.
    Parler du craft comme disent les Anglais c’est salvateur.
    Oui l’écriture c’est aussi de la technique. C’est un truc physique qui engage tout le corps. Et on peut en parler. Dévoiler le moteur de la machine, utiliser des outils, des guides, des ateliers, cela ne déflore pas le mystère, au contraire. Le secret n’est là que pour protéger les positions des artistes installés, socialement portés vers cette condition. Il faut dire, parler, dire tout l’aspect pratique de notre art. Cela ne lui enlève rien à sa beauté.
    Je suis d’accord avec toi.
    Mon espérance c’est que de plus en plus de gens qui n’ont pas un parcours classique vont oser, vont s’authoriser à écrire et à créer.

    • jbb dit :

      Je ne sais pas si c’est un lapsus ou si c’est volontaire, mais j’aime vraiment beaucoup le verbe « authoriser » dans ce contexte.

    • « Mon espérance c’est que de plus en plus de gens qui n’ont pas un parcours classique vont oser, vont s’authoriser à écrire et à créer. »

      Depuis bientôt un an je « m’authorise » et je suis tout sauf issue d’un parcours classique (scientifique pur et dur).
      Cet univers (artistique), je l’ai découvert un peu malgré moi, je ne saurais même pas dire comment. Peut-être que l’immersion « obligatoire pour raison professionnelle » dans une ville d’art (Reims) y est pour quelque chose.
      En tous cas, autour de moi (virtuellement car de fait je fréquente beaucoup d’autres scientifiques), de nombreux auteurs 2.0 sont dans ce cas.
      Ton espérance n’est pas illusoire!
      Plume.

      • jbb dit :

        Merci Plume pour ton commentaire.

        Sans vouloir me moquer des littéraires pure-jus, je pense également que les contacts virtuels favorisent les profils en partie scientifiques.

  10. Pit dit :

    C’est un anglicisme, ma langue fourche parfois. La langue anglaise est constituée pour moitié de mots venant du français, les méprises sont faciles 🙂

Répondre


Attention : Les commentaires dont le nom/pseudonyme est trop anonyme (ex. : « anonyme » et ses déclinaisons) seront supprimés.