Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

Il y a tellement d’idées, d’histoires et de sentiments autour de Le Père Noël ne meurt jamais, que j’ai du mal à trouver le bon angle d’attaque pour vous en parler. C’est comme ces gâteaux que ma femme fait dans ce moule en forme de tête de Winnie l’ourson : ça dépasse un peu de tous les côtés… Faut-il lui couper l’oreille ? La joue ? Finalement on tranche où l’on peut, en se disant que, de toute façon, les morceaux sont bons.

La première pièce, c’est c’est Noël, mon Père !, le texte que j’ai d’abord autoédité en octobre 2011, pour le retirer rapidement de la publication début 2012, trop conscient de ses imperfections. J’avais parlé de cette expérience ici. Pour Le Père Noël ne meurt jamais, je l’ai donc repris, remis sur l’enclume encore et encore – insistant surtout cette fois au niveau du style, avec plusieurs dizaines d’adjectifs superflus qui sont passés à la trappe, ou plutôt, au couperet.

Quand j’ai eu ce premier texte retravaillé et l’envie de le publier à nouveau, j’ai pensé à Un coup de main (un récit inspiré de mes nombreux voyages en train lorsque j’étais étudiant) pour le compléter, un autre texte datant de mon adolescence, que j’ai réécrit intégralement.

C’est alors que Le Père Monde m’est revenu à l’esprit. Je ne trahirai aucun secret en dévoilant que Jean-Marie Apostolidès est mon oncle, et qu’il lui arrive parfois de m’envoyer un texte par mail : une nouvelle, un article, le texte d’une conférence, etc. Le Père Monde datait de plusieurs années, mais j’en avais un souvenir très clair. N’étant pour ma part qu’un auteur en devenir et lui un auteur reconnu ayant publié chez les plus grands (Les Éditions de Minuit, Seghers, Gallimard, etc.), nous n’avions jamais parlé d’un projet commun, même si Jean-Marie a toujours été bienveillant et de bons conseils vis-à-vis de mes desseins littéraires. Je lui demandais néanmoins si Le Père Monde avait fait l’objet d’une publication, si un projet numérique tous les deux l’intéressait, et s’il avait un autre texte sur le thème du Père Noël pour équilibrer le recueil. Il me répondait rapidement que Le Père Monde était inédit, qu’il serait ravi qu’on publie ensemble et joignait à son mail Le Voleur de chimères.

Le titre du recueil, Le Père Noël ne meurt jamais, m’est venu alors que je travaillais pour Numériklivres, et que le projet devait a priori y être publié. Il y avait au catalogue un autre recueil intitulé Le Père Noël est mort, et je trouvais cette contradiction amusante. Et surtout, c’était le meilleur titre que l’on pouvait imaginer, qui donnait une vraie cohérence au recueil, malgré les genres très différents de chacun des textes. C’est pourquoi je l’ai gardé quand j’ai proposé le manuscrit à d’autres éditeurs, après avoir quitté la maison susnommé. Et Les Éditions de Londres, lorsqu’ils ont accepté le projet, n’ont jamais remis en question le choix du titre – cela dit, j’étais très ouvert sur le sujet.

À propos de notre éditeur, je crois qu’il est bon d’en dire quelques mots. Je suis très heureux de notre collaboration. Il s’agit d’un éditeur « pure-player » que je surveille du coin de l’œil depuis ses débuts, et qui n’a fait que progresser et s’améliorer, et ce, à tous les niveaux. Vincent Potier, le patron, est ouvert au dialogue et écoute ce que les auteurs ont à dire. Je ne doute pas une seconde qu’il a sincèrement apprécié nos textes, et il a accordé le temps qu’il fallait à notre projet. J’ai aussi la faiblesse de croire que, si Les Éditions de Londres ont encore publié peu d’inédits, c’est qu’ils sont exigeants sur la qualité, et que c’est donc flatteur pour Le Père Noël ne meurt jamais.

Voilà. J’espère avoir été aussi cohérent que possible dans ce « quelques mots ». Le Père Noël ne meurt jamais est un projet qui me tient à cœur. À cause du travail réalisé, des personnes impliquées, de l’histoire de ses textes, et de tellement d’autres choses.

Je vous laisse maintenant découvrir ce recueil sur le site qui lui est dédié ou sur son Bookpulse associé.

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