Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

Couverture « Quelques mots sur "Rue de la paix" (et sur la revue Cohues) »

Mon programme d’écriture de cet été a consisté à écrire plusieurs nouvelles (pas autant que Neil Jomunsi néanmoins) pour les proposer à divers projets, revues, éditeurs, ou appel à textes. Tout n’est pas encore publiable, certains premiers jets ont été « douloureux », mais Rue de la paix fait partie de ces textes dont l’idée germait de longue date, et qui est sortie « naturellement ».

Cette nouvelle noire traite de la nuisance du voisinage. C’est amusant quand on pense que la veille de la sortie de Cohues 12, où figure mon texte, ma maison a brûlé à cause d’un incendie qui a pris chez le voisin… Je l’ai écrite comme un fantasme, comme le fantasme de l’ours que je suis et qui a un grand besoin de tranquillité. Il y a beaucoup d’éléments autobiographiques dans ce texte, mais je vous promets, je n’ai jamais tué personne.

La revue Cohues est ce que l’on appelait autrefois un fanzine, une revue réalisée par des amateurs (au sens noble du mot), réunis autour d’un sujet qui les rassemble. Pour Cohues, c’est la littérature noire – selon ma définition en tout cas –, parfois subversive, parfois violente, qui remue l’extérieur depuis l’intérieur. Pour notre bien, disent-ils. Vous ne trouverez pas que des nouvelles dans Cohues, mais aussi de la poésie et de l’art graphique. Tout cela gratuitement en PDF, et pour le prix de l’impression en papier pour la première fois depuis la création de la revue (attention, date limite 15 septembre).

Beaucoup de plaisir à faire partie de l’aventure. D’honneur à partager les pages de ce numéro avec Jean-Louis Michel, après une participation commune à Historietas et un travail éditorial sur ses romans Un été de singe et Fin de route. Beaucoup de respect pour son talent et de l’amitié pour le bonhomme.

Beaucoup d’envie de découvrir les autres plumes, mais personnellement, j’attends mon exemplaire papier 🙂

À cette heure, 6 Réponses à ce billet.

  1. Tipram Poivre dit :

    Je suis désolée de l’incendie de votre maison. Comme je découvre que vous êtes un ours, je vous envoie un gros pot de miel virtuel pour tenter de vous réconforter.

    J’ai téléchargé le PDF, et j’ai lu votre nouvelle. Comme toujours, intrigue cohérente et bonne chute. Pour des raisons personnelles, j’aime énormément le titre, rue de la paix, et le fait que la nouvelle se termine sur le concept de paix (avant-dernier paragraphe).

    Bravo !

    Pas le temps de lire les autres nouvelles ni les poèmes, mais les photos sont très belles. Le caractère non-conformiste de la revue est très rafraîchissant.
    Je ne commanderai pas la version papier parce que je suis confrontée à des contraintes de place qui deviennent chaque jour plus problématiques. Pourquoi les responsables de la revue ne feraient-ils pas payer une somme symbolique pour la version PDF ? Je contribuerai volontiers.

    Tipram

    • Jean-Basile Boutak dit :

      Merci Tipram pour votre lecture et votre commentaire. Quelle rapidité !

      Cohues est en effet, pour le moins, non conformiste 🙂

      Pour l’instant Cohues fonctionne sur le modèle du « bénévolat ». Ainsi le prix de la version papier ne couvre que l’impression et l’expédition. Que vous lisiez en numérique ou en papier, aucune différence pour les auteurs. L’objectif est d’abord de participer.

    • Salut Tipram

      je me permets de réagir en tant que responsable de la revue. La contribution pour le pdf ou la consultation en ligne est en ce moment à l’étude avec un éditeur intéressé par le projet Cohues. Au plaisir de vous voir faire un tour par chez nous.

  2. Merci pour la partage Jean Basile (et désolé bien entendu de cet accident à ton domicile – ironie du sort ça rejoindrait presque le thème de ta nouvelle… !)

    Bien content que tu aies participé à ce numéro de Cohues, cette nouvelle est vraiment du bon boulot

    (je ris encore en pensant au trivial « mais qu’est-ce qu’il fait ? mais qu’est-ce qu’il fait ? »)

    au plaisir !

    • Jean-Basile Boutak dit :

      Merci Brice pour ton commentaire, et je suis très heureux que tu aies apprécié la nouvelle, évidemment. Et en effet, c’est à se demander si je n’ai pas été puni d’avoir été méchant par procuration avec ces voisins imaginaires 🙂

  3. Martin dit :

    Courage. Je pense à toi.
    Merci pour la découverte de la revue, je vais aller voir ça.
    M.

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