Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

Couverture de « De retour du salon du livre »

Je suis revenu dimanche de Paris. J’ai passé de longues heures à arpenter les allées du Salon du Livre 2014 qui se tenait Porte de Versailles. C’était la première fois que je m’y rendais et je n’avais jamais fait d’autres salons auparavant – à l’exception de celui de l’île d’Oléron, mais comment dire, ça n’a pas grand-chose à voir. Ce fut une expérience et je ne regrette pas d’y être allé. Compte rendu. 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je subodorais que ce serait immense, mais c’est tout. On m’avait dit que c’était un lieu où les gens passaient leur temps à se congratuler les uns les autres et où les auteurs s’ennuyaient comme des rats morts jusqu’à ce que des lecteurs compatissants daignent leur demander une dédicace.

C’est vrai qu’il y a un peu de cirage de chaussure dans l’air, par moment, mais je mets cela sur le compte de la joie de se retrouver et de parler d’une passion commune.

Car ce salon du livre a été d’abord l’occasion de nombreuses rencontres. Par exemple, j’ai beau collaborer avec Vincent Potier des Éditions de Londres depuis huit mois maintenant, nous ne nous étions jamais rencontré « pour de vrai ». C’est chose faite, et cela a été extrêmement agréable et productif. Nous avons parlé du passé, du présent et de l’avenir. Nous avons noué ou entretenu des contacts avec d’autres acteurs importants de l’édition, numérique notamment.

J’ai eu aussi la joie de croiser l’un des auteurs que j’ai édités (Christopher Wobble pour ne pas le nommer), une amie éditrice (Roxane Lecomte de Publie.net, qui  avait bien son chapeau), un auteur également responsable de collection comme moi (Julien Morgan, coupable de la collection Y de chez Voy'[el]), une sémillante animatrice de Vendredi Lecture (Pauline Crassard, dite Paulinette à Couettes), une lectrice assidue de mes écrits et de ceux que j’édite (Natalia Arribas de Dzahell.fr), etc. Parler de vive voix avec tous ces gens-là, j’ai eu l’impression que ça a regonflé les batteries, ça a fait du bien.
Je n’oublie pas Anthony Boulanger, avec qui je partagerai les pages de l’anthologie À voile et à vapeur, et qui m’a très gentiment dédicacé un exemplaire de son Géniteurs & Fils, le seul livre que j’ai finalement acheté sur le salon ! Car là-bas, du choix, on a surtout l’embarras…

Pour ce qui est des dédicaces justement, c’est vrai que certains auteurs semblaient attendre désespérément le client, et étaient parfois sur le point de s’endormir. Mais beaucoup de monde signait néanmoins, et pas forcément que les stars (pour lesquels il y avait même des foules déraisonnables).
En parlant de stars, il faut signaler qu’on croise un certain nombre de people sur le salon, dans les allées ou sur les stands, pas tous écrivains : Douglas Kennedy, Jean Rochefort, Eric-Emmanuel Schmitt, Frédéric Lopez, Olivier Barrot, Philippe Lefait, Jean D’Ormesson, Jean-Pierre Chevènement, David Foenkinos, Thomas Reverdy, Marie Darrieussecq sont quelques-unes des têtes connues que j’ai repérées.

Quelques regrets malgré tout, d’avoir manqué certaines personnes : Ayerdhal, Martin Winckler, Jeff Balek, Thomas Galley ou Dominique Lemuri par exemple. Ce sera pour une prochaine fois, peut-être un autre lieu.

Serais-je à Paris en mars 2015 ? Si Dieu me prête vie et que j’ai des chances de faire d’aussi aimables rencontres, probablement !

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