Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

Couverture de « Dans quelle étagère : Jeff Balek »

Où suis-je ? Où vais-je ? Qu’asperge ? Dans quelle étagère ? Des questions simples et quasi existentielles sur l’écriture et l’écrivain, voilà la recette de cette rubrique. J’ai la conviction que c’est un bon moyen de susciter l’envie de découvrir l’œuvre d’un auteur. Après Pit Agarmen/Martin Page, Olivier Gechter, Neil Jomunsi, c’est au tour de Jeff Balek de passer à la moulinette. Avec Jeff, cela fait un moment que l’on se « connaît », puisqu’on est arrivé dans le milieu de l’édition numérique à peu près en même temps. Je suis depuis lors son travail avec bienveillance et intérêt, et je suis heureux de l’accueillir aujourd’hui sur le blog. D’autant plus que la version papier du Waldgänger sort cette semaine dans toutes les bonnes librairies, chez Bragelonne (qui avait réédité la version numérique il y a quelques semaines, plus d’infos dans les réponses de Jeff).

Qu’est-ce que tu écris ?

Des histoires, que cela soit sous forme de romans, de séries, de nouvelles ou de scénarios. Je déploie le projet Yumington depuis trois ans maintenant. C’est une expérience qui vise à relater l’histoire d’une ville des premiers âges jusqu’à une période bien plus avancée. Cette histoire s’écrit tant sous forme de romans que de Twitter fictions que de web séries.

Mais Yumington est aussi un vaste « gameplay » où les fans peuvent écrire aussi leurs propres histoires (NDLR : je me souviens avoir participé à l’une de ses premières expérimentations transmedia autour de Yumington ; à vous de la retrouver).

Depuis combien de temps écris-tu ?

Depuis que je sais tenir un stylo, je crois.

Pourquoi écris-tu ?

Avant toute chose pour apporter de bons moments à mes lecteurs. Leur offrir de bons moments en leur ouvrant les portes de mon univers.

Raconter des histoires est aussi une nécessité pour moi. Si j’aime rêver, coucher mon imaginaire sur papier est presque vital. Je deviendrais dingue si je ne racontais pas ce qui me traverse l’esprit tous les jours.

J’imagine aussi qu’écrire est une manière de chasser ses propres démons. Ou tout au moins d’aller à leur contact (les chasse-t-on jamais vraiment ?). Deux obsessions hantent chacun de mes textes : qu’est-ce que la liberté ? et que reste-t-il à un homme qui a tout perdu ?

Pour qui écris-tu ?

Pour tous. J’aime la littérature populaire. Mais je dois quand même relativiser : mes histoires sont plutôt sombres et ne s’adressent pas aux enfants.

Où écris-tu ?

Partout. Donne-moi un crayon et n’importe quel bout de papier, et ça démarre. Par certains côtés c’est assez agaçant d’ailleurs… Je suis incapable de m’arrêter.

Quand écris-tu ?

Quand je dispose de ma journée, j’écris le plus souvent de huit heures du matin à quatorze heures. C’est un rythme auquel je me suis astreint quand j’ai décidé d’écrire à plein temps, et ça me convient plutôt bien. Je ne suis pas non plus à l’abri d’une idée qui m’oblige à me relever la nuit cela dit.

Combien de temps consacres-tu à l’écriture tous les jours ?

Entre six et dix heures par jour. Quand mon emploi du temps me le permet !

Comment écris-tu : as-tu des rituels, un processus que tu appliques systématiquement ?

Du café, du café et encore du café. J’ai toujours une cafetière pleine devant moi.

J’écris aussi toujours les premières lignes de mon chapitre du lendemain. C’est une manière de lancer la machine.

Les 7 choix cornéliens (ou pas…)

Stylo ou clavier ?

Les deux, mais le plus souvent clavier.

Papier ou numérique ?

Couverture papier du WaldgangerLes deux en matière de lecture, selon l’humeur et le contexte.

Les deux également en matière d’écriture puisqu’à partir du deux juillet, la version papier du Waldgänger sort en librairies. À savoir que la version papier est différente de la version numérique.

Musique ou silence ?

Souvent la musique pour me mettre dans le bain, puis le silence durant l’écriture.

Classiques ou contemporains ?

Les deux. De Villon à Palahniuk.

Noël ou anniversaire ?

Ni l’un ni l’autre. Les fêtes me dépriment.

Édition ou autopublication ?

Édition. Éditeur est un métier à part entière. Je préfère me consacrer au mien qui est celui d’écrire.

Littérature blanche ou littérature de genre ?

Les deux. Cette distinction est très artificielle et dénote une forme de snobisme intellectuel que je n’aime pas.

Répondre


Attention : Les commentaires dont le nom/pseudonyme est trop anonyme (ex. : « anonyme » et ses déclinaisons) seront supprimés.