Écriture & Édition par Jean-Basile Boutak

Couverture pour « Quelques mots sur À voile et à vapeur »

À voile et à vapeur est une anthologie steampunk SFFFLGBT publiée en numérique par les éditions Voy’el. Kézako ? C’est pourtant simple : il s’agit d’un recueil regroupant des nouvelles de Science-Fiction, de Fantastique et de Fantasy, appartenant toutes au « sous-genre » Steampunk (c’est à dire dont l’action se déroule dans l’atmosphère de la société industrielle du XIXe), et qui présente la particularité « d’être » lesbien, gay, bisexuel et transsexuel. Ce qui ne veut absolument pas dire que ce sont des récits érotiques ou pornographiques – se méfier des raccourcis dès qu’il est question de sexualité. Non, cela tient en fait aux contraintes de l’appel à textes à l’origine de cette anthologie : il fallait proposer un texte mettant en scène au moins un personnage homosexuel, bisexuel ou transsexuel (dans les genres et le sous-genre susmentionné).

En septembre 2013, j’ai donc soumis une nouvelle de science-fiction, écrite particulièrement pour répondre à cet appel, intitulé Du vent dans les voiles. Dans ce récit, la bisexualité simultanée est la norme, l’hétérosexualité l’exception, et le scandale vient d’un automate qui veut sentir son cœur battre autrement.

C’est une grande joie et une immense fierté pour moi d’avoir vu mon texte retenu pour figurer dans ce recueil.

D’abord, l’écriture de cette nouvelle s’est déroulée de manière un peu particulière. J’en ai commencé la rédaction aux alentours du 20 août 2013, et le 28 août dans la nuit, ma maison était victime d’un incendie qui a chamboulé ma vie et celle de ma femme pour dix-huit mois. J’avais écrit à peu près la moitié du texte à ce moment-là, et il me restait environ quinze jours pour finir, en plus du reste – et il y a beaucoup de restes dans ce genre de cas. Mais cette nouvelle me tenait trop à cœur, et j’ai réussi à terminer, sur un bout de bureau, relogé dans la famille en attendant mieux. Avec le recul, cela m’a sans doute aidé à négocier ce moment délicat.

Ensuite, c’est à mes yeux une nouvelle plus aboutie sur l’homophobie que ne l’a été ma tentative Quand les murs tombent, publié sur nerval.frDu vent dans les voiles est moins frontal, moins moralisateur, plus dans la métaphore, grâce à l’usage de la science-fiction.

Enfin, c’est mon premier texte de science-fiction, et je suis heureux qu’il soit publié par un éditeur spécialisé.

Je terminerais en signalant que cette anthologie a été dirigée par Julien Morgan et Isabelle Wenta, et qu’elle a été préfacée par Arthur Morgan, spécialiste du steampunk. Je partage l’affiche avec neuf autres auteurs : Alex Barlow, Anthony Boulanger, Céline Etcheberry, Jarod Felten, Sophie Fischer, Tesha Garisaki, Angou Levant, Isaac Orengo et Gareth Owens.

Pour les liens vers les différentes e-librairies, je vous renvoie à la page consacrée à cette publication.

Répondre


Attention : Les commentaires dont le nom/pseudonyme est trop anonyme (ex. : « anonyme » et ses déclinaisons) seront supprimés.