Copinage dans l’édition : faut-il ne pas avoir d’amis pour être clean ?

Vous avez entendu parler du Club des 5 ? Pas la série de romans policiers pour la jeunesse parus entre 1942 et 1963, mais le petit groupe que nous formions officieusement avec Pierrick Messien (blogueur), Pauline Doudelet (auteur), Roxane Lecomte (infographiste et codeuse pour Publie.net), Jiminy Panoz (auteur et codeur pour Studio Walrus) et moi-même. Non ? Je ne suis pas étonné, croire le contraire aurait été nous donner plus d’importance que nous en avons. J’ai employé à dessein l’imparfait pour le verbe « former », car le groupe n’est plus vraiment depuis quelques jours. L’explosion a été brusque et soudaine, et je dois dire que je n’ai pas tout compris. Mais j’ai entendu que certains craignaient que notre petit groupe n’apparaisse un jour trop malsain auprès du public… Aussi me suis-je posé une question : faut-il donc ne pas avoir d’amis pour être clean dans le milieu de l’édition ? Lire la suite

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[TUTORIEL] Des hoax plus vrais que nature !

Qui n’a jamais reçu par mail, ou via Facebook, un message annonçant que :

  • Bill Gates partageait sa fortune et que vous pouviez en être bénéficiaire ;
  • Que si vous ne faisiez pas suivre l’information à trente de vos contacts MSN allait devenir payant, que Facebook allait supprimer votre compte, etc ;
  • Qu’un enfant allait mourir s’il ne reçevait pas une transfusion rapidement et qu’il vous fallait téléphoner immédiatement à ce numéro, là en bas, si vous étiez du groupe recherché ;
  • Enfin, bref, vous avez compris…

Ces messages sont une vraie plaie : ils engorgent les serveurs, font perdre du temps, voire se révèlent dangereux (cf 3ème tiret)… Il faut dire aussi que les gens font rarement preuve de sens critique et de bon sens, pour ne pas dire plus. J’ai longtemps eu un message tout prêt, que j’envoyais en réponse dès que je recevais un mail de ce type. C’était parfois efficace, parfois non. Aujourd’hui, 1er avril, j’ai décidé de combattre ce fléau en vous proposant un tutoriel « Créer votre propre hoax », pour vous apprendre à les reconnaitre de l’intérieur. Lire la suite

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Il est capital que je donne mon avis sur l’émission de M6 !

Dimanche 19 février, la chaine M6 a diffusé un reportage sur le livre numérique dans son émission Capital — j’invite les plus distraits à relire le titre et à se poiler gratuitement. La blogosphère et la twittosphère ont réagi et, globalement, on ne peut pas dire que le travail des journalistes ait déclenché l’enthousiasme général. Moi, je l’ai bien aimé ce reportage, et je vais vous dire pourquoi. Lire la suite

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La Gallimardisation de la culture ?

L’affaire a agité la blogosphère littéraire cet après-midi : François Bon, de Publie.net, menace de tout arrêter sous trois jours, suite à une action de Gallimard visant à faire retirer sa traduction du « Viel homme et la mer » des plateformes de distribution d’ebooks. Gallimard en posséderait les droits exclusifs d’exploitation en France et serait le seul à pouvoir en proposer une traduction, et ce même si le texte est dans le domaine public au Canada. Mais cet article n’a pas pour but de savoir si l’éditeur numérique a eu tort ou raison sur cette question de droit.  Lire la suite

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Que deviennent les livres ?

Ce qui m’intéresse ici, ce n’est pas tant son devenir en tant qu’objet que l’avenir du concept même du livre. Il y a plusieurs écoles et nous arrivons parfois à des situations ubuesques où des partisans convaincus du livre numérique s’affrontent sur ce que doit être l’ebook de demain. Je vais encore une fois me faire le défenseur du « pluralisme » mais pourquoi ne devrait-il y en avoir qu’une sorte ? Lire la suite

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L’Amérique, la France, la télévision et la politique

Je ne m’en cache pas : en tant qu’amateur de fiction, je suis particulièrement friand de séries tv. Dans notre beau pays, patrie de Julie Lescaut et de la non moins délicieuse Joséphine Ange Gardien, ce n’est habituellement pas une chose qui se dit ; c’est un peu comme la vérole, on la garde pour soi. J’exagère à peine. En France, la production de fiction télévisuelle est vue comme un mal nécessaire, pour fidéliser à leurs horaires respectifs la ménagère de moins de 50 ans et l’ado boutonneux qui revient du collège. L’explication de Plus belle la vie est là, ne cherchez plus…

A considérer la fiction télé comme la couche culotte de l’opinion, on ne produit que de la merde. Lire la suite

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Lettre à M. Beigbeder, un peu et à M. Finkielkraut, beaucoup

N’aimons-nous pas la même littérature ? C’est ce que je me suis demandé ce matin, douze novembre de l’an de grâce deux mille onze, en éteignant mon poste — pour être honnête, en fermant la fenêtre de mon navigateur internet, connecté sur le site de France Culture.  Lire la suite

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Lisez Génération Enragée, en plus c’est gratuit !

J’ai eu envie de briser la régularité de parution de mes articles pour publier un petit billet sur Génération Enragée de Jiminy Panoz. J’ai lu ce court texte, pour le moins engagée, ce matin, en écoutant de la musique de Noël. J’ai été touché par cet appel au secours qui est celui de notre génération, une génération sacrifié par celle de 68 notamment, ces baby-boomers qui se sont sans doute montrés plus égoïstes et fermés que les parents contre qui ils se sont rebellés. Je ne suis sans doute pas autant révolutionnaire que Panoz mais je partage une grande partie de son analyse. J’ajouterais néanmoins quelques éléments à sa réflexion. Les reproches de Panoz portent surtout sur le marché du travail mais je pense que la capacité de nuisance de la « génération X » dépasse allègrement celui-ci. Je ne suis pas un écologiste forcené mais c’est sans doute la génération qui a fait le plus de mal à l’environnement en un temps relativement court. D’une manière générale, c’est la génération « après moi le déluge » : que penser du temps qu’il a fallu pour prendre des mesures concernant les retraites, mesures qui sont encore relativement favorables aux baby-boomers mais dont le poids sera supporté par notre génération, qui verra obligatoirement ses conditions de départ empirer, les premières mesures étant arrivées trop tard pour que le poids de l’effort soit également reparti sur nos deux générations. Il est au final amusant de se faire considérer de glandeur par une génération de branleur, comme aurait pu le dire Panoz.

Je vous encourage donc à lire Génération Enragée de Jiminy Panoz aux éditions Walrus, disponible gratuitement sur Immatériel ou sur l’iBook Store. On peut ne pas être entièrement d’accord mais il est difficilement possible de ne pas être grandement de son avis.

Si vous voulez lire une analyse intéressante de mai 68 et de cette génération, je vous encourage à vous procurez Héroisme et victimisation, de Jean-Marie Apostolidès.

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