Suite à ma lettre à M. Beigbeder, un peu et à M. Finkielkraut, beaucoup je ne pouvais plus reculer : il fallait m’attaquer à un monument de la littérature française. Dans mes baskets, en vérité, je faisais moins le malin ! Les classiques m’ont toujours foutu une peur bleue. Alors, vous pensez, Marcel himself ! Et quand j’en parlais autour de moi, c’était souvent : « Proust, c’est chiant ! », « Ouh là là, Proust, y a trop de descriptions ! » ou « c’est difficile Proust ! ». Merci les gens. Lire la suite
Archives du mot-clef critique
Découverte d’une expérience littéraire : La Boite de Schrödinger
Je n’ai pas encore abordé le sujet ici mais je suis un grand amateur de série TV — sans toutefois avoir atteint la maitrise du sujet d’un Martin Winkler. Alors quand un livre numérique s’intitule La Boite de Schrödinger Saison 1 et que ce concept morsique se réclame de The Twilight Zone (La Quatrième Dimension en VF), je ne peux décemment pas passer à côté. Lire la suite
Découverte d’une expérience littéraire : Les Vicariants
Le livre numérique est propice à l’émergence de concepts ou d’expériences littéraires, et à leurs découvertes par un plus grand nombre de lecteurs. Les Vicariants est un atelier d’écriture initié par Alfred Boudry en 2010 et qui réunit plusieurs auteurs autour d’une intrigue sous forme épistolaire, chacun étant responsable de la correspondance d’un personnage et l’histoire se développant sans qu’il y ait concertation (charge à chaque auteur d’intégrer les éléments d’intrigue apportés par les autres). Sincèrement curieux du résultat, j’ai lu les deux Phylae publiés sur le site des Vicariants à ce jour. Lire la suite
Lisez Génération Enragée, en plus c’est gratuit !
J’ai eu envie de briser la régularité de parution de mes articles pour publier un petit billet sur Génération Enragée de Jiminy Panoz. J’ai lu ce court texte, pour le moins engagée, ce matin, en écoutant de la musique de Noël. J’ai été touché par cet appel au secours qui est celui de notre génération, une génération sacrifié par celle de 68 notamment, ces baby-boomers qui se sont sans doute montrés plus égoïstes et fermés que les parents contre qui ils se sont rebellés. Je ne suis sans doute pas autant révolutionnaire que Panoz mais je partage une grande partie de son analyse. J’ajouterais néanmoins quelques éléments à sa réflexion. Les reproches de Panoz portent surtout sur le marché du travail mais je pense que la capacité de nuisance de la « génération X » dépasse allègrement celui-ci. Je ne suis pas un écologiste forcené mais c’est sans doute la génération qui a fait le plus de mal à l’environnement en un temps relativement court. D’une manière générale, c’est la génération « après moi le déluge » : que penser du temps qu’il a fallu pour prendre des mesures concernant les retraites, mesures qui sont encore relativement favorables aux baby-boomers mais dont le poids sera supporté par notre génération, qui verra obligatoirement ses conditions de départ empirer, les premières mesures étant arrivées trop tard pour que le poids de l’effort soit également reparti sur nos deux générations. Il est au final amusant de se faire considérer de glandeur par une génération de branleur, comme aurait pu le dire Panoz.
Je vous encourage donc à lire Génération Enragée de Jiminy Panoz aux éditions Walrus, disponible gratuitement sur Immatériel ou sur l’iBook Store. On peut ne pas être entièrement d’accord mais il est difficilement possible de ne pas être grandement de son avis.
Si vous voulez lire une analyse intéressante de mai 68 et de cette génération, je vous encourage à vous procurez Héroisme et victimisation, de Jean-Marie Apostolidès.



